Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé le samedi 20 juin 2026 à l’ouverture officielle à la circulation du nouveau pont de Hèrèdougou et de ses ouvrages de décharge. Cette infrastructure stratégique, érigée sur le Grand Balé, un affluent du fleuve Mouhoun, met fin aux interruptions récurrentes du trafic sur la Route nationale n°1 lors des périodes de fortes crues.
D’une portée totale de 72 mètres et culminant à 11,45 mètres de hauteur, le nouvel ouvrage est constitué de trois travées de 23,33 mètres chacune. Construit en béton armé, il est complété par trois ouvrages de décharge destinés à améliorer l’écoulement des eaux et à renforcer sa résilience face aux intempéries.
La chaussée, large de 10 mètres, est équipée de dispositifs de sécurité modernes, notamment des glissières de protection, des garde-corps et une signalisation adaptée aux exigences du trafic routier.

Réalisé pour un coût global de 4,548 milliards de francs CFA TTC, contrôle compris, le projet a été entièrement financé par l’État burkinabè. Les travaux, exécutés en dix mois hors saison des pluies, ont été confiés à l’entreprise PFO Africa Burkina Faso, sous le contrôle du bureau d’études CAEM Sarl et la supervision de la Direction générale des infrastructures de transport.
Lors de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a salué la qualité des travaux et l’engagement des différents acteurs impliqués dans la réalisation de cet ouvrage, qu’il a qualifié de stratégique pour l’économie nationale et sous-régionale.
« La réalisation de ce nouvel ouvrage est d’une importance capitale et stratégique, non seulement pour Hèrèdougou, mais pour l’ensemble du Burkina Faso et même au-delà, puisque cette artère est empruntée par des transporteurs desservant plusieurs pays de la sous-région. Nous pouvons considérer que la mise en circulation de ce nouvel ouvrage de franchissement à Hèrèdougou est une victoire », a déclaré le Premier ministre.

Le Chef du Gouvernement a rappelé que la construction du nouveau pont répond aux instructions du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, après les épisodes répétés de submersion de l’ancien ouvrage qui perturbaient régulièrement la circulation sur la RN1.
Selon lui, cette nouvelle infrastructure offre des garanties nettement supérieures face aux risques d’inondation. Plus haut d’environ cinq mètres, plus long et plus large que l’ancien pont, l’ouvrage est conçu pour assurer durablement la continuité du trafic, même en période de fortes crues.
Le Premier ministre a également invité les usagers à adopter un comportement responsable afin de préserver l’infrastructure et garantir la sécurité de tous. Il a notamment insisté sur le respect du Code de la route, des limitations de vitesse à l’approche du pont et des normes de tonnage.
Pour sa part, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a souligné que la réalisation du pont de Hèrèdougou s’inscrit pleinement dans la vision de développement portée par le Manifeste de la Révolution progressiste populaire.

« La Révolution n’est pas une idée abstraite, mais une œuvre quotidienne de construction nationale », a-t-il affirmé, estimant que cet ouvrage traduit concrètement les ambitions de souveraineté, de dignité et de progrès collectif.
Très attendue par les populations de Hèrèdougou et des localités environnantes, cette infrastructure est perçue comme une réponse durable aux difficultés engendrées par les inondations saisonnières. Les riverains ont exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance aux autorités pour la prise en compte de leurs préoccupations.
Avec l’ouverture du nouveau pont de Hèrèdougou, le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses infrastructures routières et consolide la fluidité ainsi que la sécurité du trafic sur l’un des corridors les plus importants du pays.
Saïbata GUIRO







