Ouagadougou, le 10 juillet 2026 — Le ministère de la Sécurité annonce le lancement officiel, à compter du 1er août 2026, du dispositif de vidéoverbalisation dans la ville de Ouagadougou. Une mesure phare qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation des mécanismes de contrôle routier et de renforcement de la sécurité sur les artères de la capitale.
Dans un communiqué signé du ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA, Officier de l’Ordre de l’Étalon, les autorités portent à la connaissance des populations que ce nouveau système d’e-verbalisation ciblera quatre catégories d’infractions au Code de la route, à savoir :

le non-respect de la signalisation lumineuse (feux tricolores) ;
le non-port de la ceinture de sécurité ;
l’usage manuel du téléphone au volant ;
l’excès de vitesse.
Une notification automatique par SMS
oncrètement, chaque infraction constatée par les caméras du dispositif sera notifiée automatiquement au propriétaire du véhicule concerné, via un message SMS. Cette notification comportera les références précises de l’infraction ainsi qu’un lien permettant le paiement de la contravention à travers la plateforme FasoArzêka.
Immobilisation du véhicule en cas de non-paiement
Le ministre rappelle par ailleurs qu’en cas de non-règlement de l’amende due dans un délai d’un mois après la verbalisation, l’engin impliqué sera immobilisé lors des opérations de contrôle routier ou de la visite technique. Cette mesure s’applique sans préjudice des pénalités additionnelles et des Travaux d’Intérêt Commun (TIC) qui pourraient être associés à l’infraction.
Un appel à la responsabilité citoyenne
À travers ce communiqué, le ministre de la Sécurité invite l’ensemble des usagers de la route à observer un strict respect des règles de circulation et à adopter, en toutes circonstances, des comportements civiques et responsables.
Il souligne que la vidéoverbalisation ne se veut pas seulement un outil répressif, mais avant tout un instrument de prévention, destiné à renforcer la discipline routière et à lutter contre les comportements à risque qui endeuillent trop souvent les routes burkinabè.
Le ministre dit enfin compter sur l’adhésion pleine et entière des populations à cette réforme, qui se veut au service de la sécurité routière et de la préservation des vies humaines.
Avec ce dispositif, Ouagadougou rejoint la liste des capitales africaines ayant fait le choix de la technologie pour discipliner la circulation urbaine. Rendez-vous le 1er août 2026 pour l’entrée en vigueur effective de la mesure.
Dramane FAYAMA







