Le Projet d’Apprentissage Accéléré pour les Enfants et Adolescents Non Scolarisés au Burkina Faso (PAAENS/BFA) a été officiellement lancé ce lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou. Présidée par Ibrahima Sanon, Secrétaire général du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), la cérémonie donne le coup d’envoi d’un programme ambitieux destiné à offrir une seconde chance à des milliers d’enfants exclus du système scolaire.
D’une durée de quatre ans, le PAAENS/BFA vise à permettre à plus de 80 000 enfants et adolescents, principalement âgés de 9 à 12 ans, de réintégrer l’école. Le projet sera mis en œuvre dans 10 régions confrontées à de forts défis sécuritaires et dans 3 régions d’accueil des personnes déplacées internes.
La particularité de ce programme réside dans son dispositif innovant : après neuf mois d’apprentissage intensif dans des centres de la Stratégie de Scolarisation Accélérée/Passerelle, les bénéficiaires intégreront directement le cours élémentaire 2 (CE2) du système éducatif classique. L’enseignement y est dispensé en langues nationales, un choix destiné à favoriser une meilleure appropriation des connaissances.À ce jour, 200 centres sont déjà opérationnels. Selon les prévisions, 800 autres centres ouvriront à la prochaine rentrée scolaire.

Le coordonnateur général du projet, Abdoulaye Ouédraogo, a souligné que le PAAENS/BFA s’inscrit dans la vision du MEBAPLN qui vise à « assurer aux garçons et filles non scolarisés ou déscolarisés précoces un accès accru à une éducation de qualité, inclusive et sensible au genre ».
La Banque Islamique de Développement (BID), principal partenaire financier, était représentée par Alhoussem Bah. Ce dernier a rappelé que « l’éducation est le levier le plus puissant du développement, de la cohésion sociale et de la résilience ». Il a salué le leadership du gouvernement burkinabè dans la conception et la mise en œuvre de ce projet.

Dans son discours, Ibrahima Sanon, s’exprimant au nom du ministre en charge de l’Enseignement de base, a félicité l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Il a exprimé l’espoir que le projet contribue à « former des citoyens compétents, créatifs et animés d’un esprit de patriotisme ».
D’un coût global estimé à plus de 23 milliards FCFA, le PAAENS/BFA est financé grâce à un partenariat entre le MEBAPLN, la Banque Islamique de Développement, la Fondation Strømme et l’organisation Education Above All/Educate A Children.
Saïbata GUIRO







