Le réseau social éducatif Liptalink a été officiellement lancé ce samedi 9 mai 2026 à Ouagadougou, sous le patronage du président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié et le parrainage du ministre en charge de la Transition digitale, Aminata Zerbo/Sabane.
Portée par de jeunes Burkinabè, cette plateforme numérique ambitionne de devenir un espace de connexion, d’apprentissage et d’opportunités pour les populations de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers le numérique, le projet entend promouvoir l’éducation, l’innovation et l’employabilité des jeunes.

Une plateforme multifonctionnelle au service de la jeunesse
Conçue par Yaya Dama, coordinateur du projet, et Abdoul Karim Kéré, concepteur de la plateforme, Liptalink se présente comme un réseau social multifonctionnel intégrant plusieurs services numériques. La plateforme propose notamment des fonctionnalités de réseautage social, de formation en ligne, d’accès à l’emploi, de diffusion d’actualités et de promotion d’événements.
Selon Yaya Dama, cette initiative vise à répondre concrètement aux défis liés à l’éducation, au numérique et à l’insertion professionnelle des jeunes Africains.
« Liptalink est une plateforme pensée pour connecter, former et transformer. Nous voulons offrir aux jeunes Africains un espace où ils peuvent apprendre, partager leurs connaissances, développer leurs compétences et accéder à des opportunités professionnelles », a-t-il déclaré.

Le coordinateur du projet a également indiqué que la plateforme intègre un espace de e-learning permettant aux formateurs, consultants et créateurs de contenus de publier et de monétiser leurs productions intellectuelles, notamment des cours en ligne, des livres numériques et divers supports pédagogiques.
Une initiative saluée par les autorités
Représentant la ministre Aminata Zerbo/Sabane à la cérémonie de lancement, Fanta Sombié, conseillère technique au ministère en charge de la Transition digitale, a salué une initiative innovante portée par la jeunesse burkinabè.

Elle a insisté sur l’importance du développement des contenus numériques locaux et des plateformes africaines, qu’elle considère comme des piliers essentiels de la souveraineté numérique.
Selon elle, des projets tels que Liptalink méritent un accompagnement soutenu en raison de leur contribution au développement de l’économie numérique, à la promotion des usages des TIC et à la transformation digitale du Burkina Faso ainsi que de l’espace AES.
De son côté, Adama Siguiré, représentant le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel, Bassolma Bazié, a également salué cette initiative. Il a souligné qu’elle illustre la capacité de la jeunesse africaine à développer des solutions numériques adaptées aux réalités locales.

Il a, en outre, insisté sur la nécessité de promouvoir des plateformes numériques africaines, qu’il considère comme un levier majeur de souveraineté digitale et de transformation technologique dans l’espace AES.
Accessible pour l’instant en version web, Liptalink permet aux utilisateurs de créer un compte, d’échanger selon leurs centres d’intérêt, de suivre des formations et de développer leur réseau professionnel.
Avant même son lancement officiel, la plateforme avait déjà enregistré environ 170 inscriptions, signe de l’intérêt suscité par cette initiative numérique portée par la jeunesse burkinabè.
Saïbata GUIRO







