Trois jours après leur démonstration offensive, les Étalons du Burkina Faso ont été freinés dans leur élan ce mardi 31 mars 2026. Opposés à la Guinée-Bissau au Stade du 4-Août, dans le cadre de la fenêtre FIFA, les hommes d’Amir Abdou ont concédé un match nul (1-1) au terme d’une rencontre marquée par une égalisation tardive et évitable.
Longtemps en manque d’inspiration, le Burkina Faso a dû attendre la 85e minute pour faire la différence. Sur une phase arrêtée, le défenseur Adama Nagalo a trouvé la faille, laissant entrevoir un succès in extremis.
Mais alors que les Étalons semblaient tenir leur victoire, un relâchement défensif dans le temps additionnel a coûté cher. À la 90e+5 minute, les Bissau-Guinéens ont arraché l’égalisation, sanctionnant une fin de match mal maîtrisée par les Burkinabè.
En conférence de presse, le sélectionneur Amir Abdou n’a pas caché sa déception. Le technicien a évoqué une équipe à deux visages, loin de la prestation aboutie du premier match remporté (5-0). Selon lui, les nombreux ajustements opérés ont déséquilibré le collectif. « Nous n’avons joué qu’à 30 à 40 % de notre niveau », a-t-il estimé, pointant du doigt un déficit de sérénité et d’engagement.
Malgré quelques situations offensives intéressantes, les Étalons ont péché dans la finition. Plus préoccupant encore, le repli défensif en fin de match a été jugé insuffisant, avec des erreurs individuelles qui ont directement conduit à l’égalisation adverse. Le sélectionneur a également insisté sur un manque de constance et d’état d’esprit, estimant que son équipe n’a pas su maintenir l’intensité nécessaire sur l’ensemble de la rencontre.
Interrogé sur la prestation de Dango Ouattara, Amir Abdou a tenu à défendre son joueur. L’ailier, impliqué sur l’action du but, a selon lui souffert d’une baisse de régime physique, sans possibilité de remplacement en fin de match. Le sélectionneur a reconnu avoir anticipé cette baisse d’intensité, évoquant une équipe qui « a donné le bâton pour se faire battre ».
Malgré la frustration, ces deux rencontres amicales auront permis au staff technique d’élargir sa base d’évaluation. Plusieurs joueurs ont été observés dans différentes configurations, dans l’optique de bâtir un groupe compétitif. « La sélection, ça se mérite. Nous allons analyser ces matchs et corriger ce qui doit l’être », a conclu Amir Abdou.
Ce nul, au goût amer, sonne comme un rappel : le chantier des Étalons est en cours, et la quête de régularité reste l’un des principaux défis du nouveau sélectionneur.
John Leonel KABORE