À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MEBAPLN) a placé la réflexion au cœur de la célébration. Le 13 mars 2026, la Direction générale de l’Amélioration des Conditions d’Enseignement et de la Vie scolaire (DGACEVS), à travers la Direction de la Promotion de l’Éducation Inclusive, de l’Éducation des Filles et du Genre (DPEIEFG), a organisé un panel consacré à la contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Madame Germaine Kaboré/Tenkodogo, conseillère technique du ministre. Dans son allocution, elle a magnifié la femme et rappelé la place essentielle qu’elle occupe dans la société, notamment à travers son rôle dans l’éducation, la médiation sociale et la transmission des valeurs. Elle a également souligné l’importance de renforcer la participation des femmes et des filles dans les dynamiques de promotion de la paix et de la cohésion sociale.
Cette initiative s’inscrit dans le thème national retenu pour l’édition 2026 de la Journée internationale des femmes : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? ». Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux, les échanges ont mis en lumière le rôle stratégique de l’éducation dans la construction d’une société pacifique.
Première intervenante du panel, Madame Judith Ouédraogo/Zagré, inspectrice générale de l’Enseignement primaire et de l’Éducation non formelle, en service à la Direction des Curricula, Programmes et Référentiels du préscolaire (DCPRP) a pris la parole au nom de la Direction générale de la Qualité de l’Education préscolaire et de l’Enseignement primaire (DGQEP). Elle a développé une communication sur la contribution de l’école à la promotion de la paix et de la cohésion sociale.
Selon elle, l’éducation à la paix est déjà intégrée dans les programmes scolaires à travers plusieurs disciplines et activités pédagogiques. Les curricula accordent une place importante aux valeurs de tolérance, de solidarité, de respect de l’autre et de résolution pacifique des conflits. Ces contenus pédagogiques visent à former des citoyens capables de vivre ensemble malgré leurs différences culturelles, sociales ou religieuses.
La communicatrice a également souligné l’importance des savoirs endogènes, entendus comme l’ensemble des connaissances et pratiques issues des communautés locales. Les mécanismes traditionnels de médiation, les valeurs de solidarité ou encore les pratiques culturelles favorisant la réconciliation constituent, selon elle, des ressources pédagogiques essentielles pour promouvoir la cohésion sociale à l’école.

Dans ce processus éducatif, les femmes et les filles occupent une place déterminante. Enseignantes, mères ou élèves, elles interviennent à différents niveaux dans la transmission des valeurs de paix. « L’éducation des filles constitue un levier puissant pour la construction d’une société pacifique et durable », a rappelé Mme Ouédraogo/Zagré.
La réflexion s’est poursuivie avec l’intervention de Monsieur Kossewindé Grégoire Ouédraogo, du Service de l’Éducation à la Citoyenneté et de la Promotion du Civisme en milieu scolaire (SECPC) à la Direction générale de l’Accès à l’Enseignement primaire et à l’Éducation préscolaire (DGAEP). Son exposé a mis en lumière plusieurs initiatives menées dans les établissements scolaires pour promouvoir le civisme et la citoyenneté, notamment à travers des clubs de citoyenneté, des activités de sensibilisation et des actions pédagogiques favorisant l’engagement des élèves.

Pour sa part, Madame Maimouna Kéré/Romba, Directrice de la Promotion de l’Éducation Inclusive, de l’Éducation des Filles et du Genre, a présenté différentes approches visant à renforcer la promotion du genre en milieu scolaire. Elle a notamment évoqué les concepts de genre transformateur, de masculinité positive et de leadership transformateur, ainsi que l’approche dite des « 3 Z » : zéro grossesse, zéro mariage et zéro violence basée sur le genre en milieu scolaire.
Son intervention a également attiré l’attention sur la situation des filles en situation de handicap, confrontées à une double vulnérabilité liée à leur genre et à leur handicap. Elle a ainsi plaidé pour des actions renforcées afin de garantir leur inclusion et leur pleine participation au système éducatif.
La rencontre s’est achevée par une phase d’échanges entre les participant.e.s, sous la modération de Madame Germaine Kaboré/Tenkodogo, conseillère technique du ministre. Les discussions ont permis de partager expériences et pistes d’actions pour renforcer le rôle du système éducatif dans la promotion de la paix et du vivre-ensemble.
À travers cette initiative, les femmes du MEBAPLN ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une école porteuse de valeurs citoyennes et de cohésion sociale. On retient de l’intervention de tous les panélistes que la construction d’une paix durable passe aussi par l’éducation et par l’implication active des femmes et des filles dans le système éducatif.
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Jérôme KABORE