Dans un communiqué officiel, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, Ministre d’État, ministre en charge de l’Agriculture, a rappelé l’interdiction formelle de production et de commercialisation de certains emballages plastiques au Burkina Faso, annonçant des opérations de contrôle d’envergure sur toute l’étendue du territoire national.
Cette mise au point intervient alors que des entreprises continueraient de produire et de distribuer des sachets et emballages en plastique en violation de la réglementation en vigueur.
Adoptée par l’Assemblée législative de transition puis promulguée le 31 décembre 2024, la Loi n°045-2024/ALT du 30 décembre 2024 portant réglementation des emballages et sachets en plastique au Burkina Faso encadre strictement l’usage des plastiques à usage unique.
Son article 4 interdit notamment :
- la production, l’importation, la commercialisation, la distribution, la détention, le stockage et l’utilisation des emballages et sachets en plastique à usage unique ou jetables ;
- la production, l’importation, la commercialisation, la distribution, la détention, le stockage et l’utilisation des emballages et sachets en plastique d’une épaisseur inférieure à 70 microns ;
- l’abandon, le dépôt sauvage, le déversement et le brûlage des emballages et sachets en plastique.
Le ministre en charge de l’Agriculture souligne que ces dispositions visent à réduire significativement la pollution environnementale, protéger les terres agricoles et préserver la santé publique.
Face aux manquements constatés, la Police de l’environnement est instruite de mener des opérations de contrôle rigoureuses à l’échelle nationale. Les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par la loi, qui peuvent inclure des amendes et d’autres mesures coercitives.
« J’attache du prix au strict respect de la présente », insiste le ministre dans son communiqué, marquant ainsi la volonté du gouvernement d’assurer l’application effective du texte.
Au-delà de la dimension réglementaire, cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la pollution plastique au Burkina Faso. Les sachets non biodégradables constituent une menace pour les écosystèmes, obstruent les caniveaux, polluent les sols agricoles et compromettent la qualité des productions.
À travers ce rappel à l’ordre, les autorités entendent responsabiliser les acteurs économiques tout en sensibilisant la population aux enjeux environnementaux.
Le message est désormais clair : la tolérance zéro s’appliquera à toute violation de la loi sur les emballages plastiques.

John Leonel Kabore