Koudougou a abrité, ce jeudi 24 septembre 2026, la deuxième session ordinaire du Cadre de Concertation Provincial (CCP) du Boulkiemdé. Presidé par le Haut-Commissaire de la province, Salimata Ouédraogo/Sanou, cette rencontre a réuni les services déconcentrés, les ONG et les organisations de la société civile afin de renforcer la coordination des interventions de développement et d’aborder les défis sanitaires et juridiques majeurs du moment.
L’organisation de cette instance s’inscrit dans le respect des directives gouvernementales visant à créer un espace permanent de dialogue et d’action commune au niveau local. Comme l’a rappelé le Haut-Commissaire, « l’organisation de ce cadre répond aux recommandations mêmes du gouvernement qui, depuis 2010, a instauré les cadres de concertation provinciale, régionale et à tous les niveaux afin de permettre aux différents acteurs de se réunir, d’échanger autour des difficultés de fonctionnement des différentes structures et de trouver des solutions idoines aux préoccupations qui se posent à nous ».

Au cœur des discussions figure la vulgarisation de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 relative à la liberté d’association au Burkina Faso. Dans un contexte marqué par divers défis sécuritaires et socio-économiques, l’encadrement des activités associatives et de leurs sources de financement constitue un enjeu stratégique. À ce sujet, Salimata Ouédraogo/Sanou a souligné l’importance de ce nouveau texte : « Nous sommes dans un contexte vraiment difficile où il faut veiller à l’organisation de ces associations, surtout en ce qui concerne le financement de leurs activités. Le gouvernement a décidé d’adopter un nouveau cadre juridique qui s’applique à toutes les associations. Il faut échanger autour de ces questions pour permettre aux acteurs de connaître le contenu de cette loi et d’éclaircir les zones d’ombre ».
Outre le volet juridique et institutionnel, la situation sanitaire provinciale a occupé une place importante lors des échanges, en particulier la recrudescence des cas de dengue enregistrés dans le district sanitaire de Koudougou. Le CCP sert ainsi de relais pour mobiliser la communauté et inciter au respect des mesures de prévention. « Il faut sensibiliser les acteurs pour qu’ils soient les porte-voix auprès de la population afin que nous puissions observer les mesures préventives pour limiter le nombre de cas de dengue dans notre province », a insisté l’autorité provinciale.

Enfin, la rencontre a été l’occasion d’évaluer l’impact des interventions sur le terrain grâce aux présentations des réalisations de l’ONG ASMADE et du projet OKDB/TEDANRO. Ces communications ont permis d’apprécier la contribution de ces partenaires au bien-être des populations locales. À l’issue des travaux, les participants sont repartis armés d’une vision partagée et d’engagements renouvelés pour dynamiser le développement socio-économique du Boulkiemdé.
Dramane FAYAMA/ Justin Zongo








Félicitations à madame le Haut commissaire et son staff.